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📗 [Youtube, l’envers du dĂ©cor] Les gens sur Internet sont GENTILS

Temps de lecture : 18 minutes

Lisez bien la présentation du contexte de cette série avant de commencer.

 

Les youtubeurs sont gentils. Vraiment.

VoilĂ , et pour la plupart des gens, il faudrait s’arrĂȘter lĂ , parce qu’on veut tous quelque part que l’image de ces gros nounours dĂ©bonnaires corresponde Ă  la rĂ©alitĂ© de ce qu’ils sont hors champ. C’est humain, et c’est une maniĂšre d’avoir foi en quelque chose, d’avoir des repĂšres, et aussi peut-ĂȘtre d’imaginer un peu plus de ce contenu que l’on chĂ©rit tant et qu’ils nous offrent.

Seulement cet entĂȘtement Ă  se voiler la face est le piston moteur de leur modĂšle financier. Et c’est bien cela qui est Ă  l’origine de toutes les dĂ©rives. Je vais donc allĂšgrement taper lĂ  oĂč c’est le plus sensible : au cƓur. La foi en quelqu’un qui vend littĂ©ralement une personnalitĂ© entraĂźne la plupart du temps des abus de confiance.

Attention : Je ne dis en aucun cas que tous les youtubeurs sont mauvais et hypocrites. Ça c’est le rĂ©sumĂ© que feront mes dĂ©tracteurs pour dĂ©crĂ©dibiliser mon message. Je tente plutĂŽt de sensibiliser Ă  la prudence. Rien de plus, mais rien de moins. Ce chapitre aborde les pires mentalitĂ©s sur Internet, qui se retrouvent bien au-delĂ  des simples youtubeurs. Et surtout je privilĂ©gie l’honnĂȘtetĂ© dans mon tĂ©moignage, quitte Ă  blesser des orgueils, heurter des convictions ou pire enfoncer des portes ouvertes (Sur ce dernier point toutefois j’Ă©mettrai une rĂ©serve : Si les abus des youtubeurs Ă©taient une vĂ©ritĂ© si Ă©vidente pour tout le monde, certains ne gagneraient pas amour gloire et fortune sur le dos de la crĂ©dulitĂ© de leurs fans)… Ouvrez les yeux, vous avez le pouvoir de changer les choses.

J’ai entendu d’innombrables fois des rĂ©flexions de ce genre :

  • « Roh voyons, je ne vois vraiment pas [InsĂ©rer votre starlette du net favorite ici] mentir, c’est pas le genre ! »

DĂ©jĂ  quand ça part comme ça, c’est que la personne est dĂ©jĂ  sous contrĂŽle Ă©motionnel. En effet, elle part dĂ©jĂ  du principe que le personnage public est Ă©galement le personnage privĂ©. Que rire trĂšs trĂšs fort face camĂ©ra, partager des passions communes et faire la bise aux fans est rĂ©vĂ©lateur d’une bonne Ăąme. En rĂ©alitĂ©, elle ne connait pas du tout le vidĂ©aste. La personne qui dit ça ne sait finalement rien de la personne concernĂ©e, en-dehors de ce que cette derniĂšre daigne partager sur les rĂ©seaux – et donc contrĂŽle.

Vous ne nous connaissez pas.

Libre Ă  chacun d’apprĂ©cier un personnage, un travail, une dĂ©marche. Mais vous ne nous connaissez absolument pas. J’ai connu des gens trĂšs bien, comme partout. Mais je n’ai pas vu que ça.

J’ai connu un youtubeur qui molestait sa compagne. Et je peux affirmer que sur ses centaines de milliers de fans, pas un seul n’y croirait. Parce que comme beaucoup, il fait sympa, mignon, limite enfantin, innocent !

J’ai connu une influenceuse qui se fiançait d’un cĂŽtĂ© avec un type pour se faire entretenir et de l’autre couchait rĂ©guliĂšrement avec un collaborateur tout en prĂ©parant soigneusement la façon dont elle Ă©jecterait le premier quand il ne serait plus utile. Et je peux affirmer que les gens voient en elle une personne courageuse au-delĂ  de tout soupçon.

J’ai connu un artiste qui a fait croire Ă  une femme qu’il avait le sida avant de la bloquer et de dire Ă  tous ses amis en ligne qu’elle le harcelait. Et je peux affirmer qu’ils l’ont tous dĂ©fendu lui (moi y compris Ă  l’Ă©poque, comme quoi on peut tous tomber dans ce type de biais).

J’ai connu une vidĂ©aste qui tentait de coucher avec des youtubeurs connus (ou leurs copines !) dans le but indĂ©niable de propulser son activitĂ©, et se trahissait en allant tenter sa chance successivement auprĂšs de la plupart des stands. Quand elle y parvenait elle manipulait le type pour le monter contre les autres et faire Ă©quipe avec elle. Et je peux affirmer que personne ne remettrait aujourd’hui sa parole en doute ! Elle est tellement gentille, pure, trop innocente pour ce monde, personne ne l’a jamais vue dire quoi que ce soit de mĂ©chant. Publiquement en tout cas.

J’ai connu (et je suis loin d’ĂȘtre le seul) un youtubeur qui aimait beaucoup, beaucoup trop les petits garçons. Ceux-lĂ  mĂȘme qui composent sa fanbase et viennent collecter ses free hugs en convention. Et je peux affirmer que donner son identitĂ© serait inutile en l’absence totale de preuves (bon sauf si la police perquisitionne son ordinateur bien sĂ»r), ses fans et ses amis seraient capables de tout pour lui.

J’ai connu un type populaire qui menaçait de mort quiconque oserait rĂ©vĂ©ler publiquement ses abus, soutenu par ses amis. Et je peux affirmer que la derniĂšre personne qui avait commencĂ© Ă  en parler a rapidement quittĂ© les rĂ©seaux sociaux.

Et entre youtubeurs, ces choses se savent, et se couvrent. Et tous ceux que je viens de citer sans exception ont une solide rĂ©putation de gentils, limite fragiles pour certains. D’ailleurs ces dĂ©rives ne se limitent pas aux vidĂ©astes; Internet agit comme un catalyseur pour des gens au comportement inquiĂ©tant.

Vous avez bien sĂ»r toute libertĂ© de me croire ou non. Il serait certes bien plus rassurant de se dire que j’invente. ConcrĂštement, il arrive un moment oĂč il devient libĂ©rateur de prendre la plume. Dans ce milieu, l’intolĂ©rable finit par devenir tolĂ©rable, et le tolĂ©rable peut mĂȘme devenir une habitude. J’ai luttĂ© contre ça. Longtemps. Et j’ai tentĂ© aussi de protĂ©ger de ça un grand nombre de personnes. Il y a quelques annĂ©es, j’ai essayĂ© de transmettre Ă  mes collaborateurs un certain recul, pour ne pas totalement perdre pied et se faire entraĂźner dans les dĂ©lires malsains de ce milieu.

Je leur disais : « ConsidĂ©rez que vous n’ĂȘtes pas untel, mais celui qui joue le rĂŽle d’untel. Moi par exemple je ne suis pas Thomas Cyrix, je suis l’homme qui joue le rĂŽle de Thomas Cyrix« .

Malheureusement, les valeurs que je voulais transmettre n’ont pas toujours Ă©tĂ© entendues. Et pourtant c’est vrai : Cette espĂšce de mode d’auto-tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ© Ă  laquelle s’adonnent la plupart des vidĂ©astes (et un bon paquet de gens sur les rĂ©seaux sociaux en gĂ©nĂ©ral), se crĂ©ant un personnage et vivant Ă  travers leur communication publique, est un flĂ©au envahissant. Car si en tant que public vous ne savez dĂ©finitivement pas qui ils sont rĂ©ellement, eux-mĂȘmes peuvent parfois se sentir perdus. Il faut ĂȘtre fort psychologiquement parlant pour jouer un rĂŽle de sa vie en permanence. Et dans ce milieu, des gens psychologiquement solides, je n’en ai pas vu beaucoup. D’oĂč la nĂ©cessitĂ© d’installer cette distance entre le personnage et la personne, aussi importante pour l’audience que pour le crĂ©ateur lui-mĂȘme.

 

Comment raisonne une personnalité malsaine en ligne

J’ai vu de nombreuses personnalitĂ©s plus ou moins nocives dans le milieu Youtube / Internet. Je ne parle pas que des vidĂ©astes, je parle du milieu en gĂ©nĂ©ral, ce qui inclut fans, forums, groupes, etc… En Ă©tudiant comment fonctionnent les pires profils en ligne, on peut arriver Ă  les reconnaĂźtre et Ă  s’en protĂ©ger. Je ne souhaite Ă  personne de vivre ce que j’ai traversĂ©, et le mieux que je puisse faire c’est prĂ©venir. Pas dĂ©noncer des gens en particulier : C’est inutile d’autres prendront toujours leur place. Mais si on arrive Ă  aider les autres Ă  reconnaĂźtre et Ă©viter les mauvais comportements, alors tout le monde en sort grandit.

Revenons Ă  l’essentiel : Oui, les gens sur Internet peuvent ĂȘtre parfaitement gentils. Surtout les youtubeurs. Quasiment tous. Sauf si. Tout rĂ©side dans ce « sauf si ».

Bien sĂ»r, si vous approchez un vidĂ©aste qui joue son rĂŽle derriĂšre son stand, aussi naturel soit-il, il sera probablement trĂšs gentil. En live ? Encore plus ! En vidĂ©o ? C’est le top ❀ ! Youtubeur c’est un mĂ©tier, et si vous soutenez quelqu’un pour sa supposĂ©e gentillesse, alors vous raisonnez par l’Ă©motionnel, ce qui est trĂšs mauvais signe car le plus souvent moteur de manipulations. Si vous soutenez quelqu’un pour son travail, c’est autre chose. Et cela n’empĂȘche ni le respect ni l’estime, gardons les pieds sur terre.

Si vous interagissez avec quelqu’un sur Twitter par exemple, un artiste un vidĂ©aste ou mĂȘme un fan, vous pouvez tomber sur des personnes a-do-rables. Vraiment.

Mais ce n’est pas le fait de dire des gentillesses, faire des dessins mignons, soutenir des causes Ă  la mode qui dĂ©finit la vĂ©ritable personnalitĂ© des gens ni mĂȘme leur Ă©ventuelle toxicitĂ©.

Les masques tombent quand ils sont confrontés à des choix ou des difficultés.

Pour prendre un exemple personnel, quand j’ai Ă©tĂ© diffamĂ© avec une violence rare en Mai 2019, on a pu voir fleurir des tĂ©moignages opportuns (bidons ou trĂšs bidons), par exemple de personnes avec qui je ne m’Ă©tais pas entendu. Effet de masse ? InfluencĂ©s en amont ? Qui sait. Vous conviendrez que ne pas s’entendre avec une personne et en retour chercher Ă  dĂ©truire sa vie, c’est assez inadaptĂ©. On a tous des gens avec qui on a eu des accrochages, mais imaginez un instant qu’ils dĂ©cident pour cela de contribuer activement Ă  dĂ©molir durablement votre existence ? Sans penser aux consĂ©quences : A votre famille, votre compagne, vos amis que ça peut toucher aussi. Ces comportements typiques des campagnes d’ostracisation collective sont trĂšs mauvais signe. Mais ils dĂ©passent largement mon petit cas particulier. A diffĂ©rentes Ă©chelles, ces comportements et les mĂ©thodes associĂ©es sont extrĂȘmement rĂ©pandus dans les communautĂ©s en ligne.

C’est pour ces raisons que lorsque vous voyez des gens participer Ă  une campagne de harcĂšlement un Cancel, il faut s’en mĂ©fier. Qui sera le prochain ?

Malheureusement le public aime les vannes, les punchlines, la surenchĂšre, les clashs, les combats a mort… Tout cela n’est qu’un jeu pour beaucoup. Cela devient mĂȘme une mode et un type de vidĂ©o : Ça tire sur l’ambulance et attise les flammes ou les humiliations. Certains se croient drĂŽles et en font des simulacres de sketches, confondant humour et dĂ©nigrement. Voyez vous-mĂȘme : Allez sur Youtube et vous verrez pas mal de « comiques » dont l’essentiel de l’humour se rĂ©sume Ă  l’humiliation et au dĂ©nigrement. Tristes mentalitĂ©s… Qui formatent au passage toute une audience qui applaudit aveuglĂ©ment, satisfait par la seule valeur qui les intĂ©resse : le divertissement.

  • Vous frĂ©quentez une personne qui vous semble au premier abord partager vos centres d’intĂ©rĂȘt et vous passez de bons moments (en ligne, hors ligne, qu’importe). On rit, on fait des projets, bref : la vie en ligne
  • Et puis un jour, vous entrez en opposition avec cette personne. Cela peut concerner Ă  peu prĂšs n’importe quel sujet : Passion, finance, divergence politique…
    • Chez des gens normaux, qui peuvent supporter la frustration, une divergence n’est qu’un Ă©cueil, un dĂ©tail. Au pire s’il y a dispute, on Ă©vite le sujet ou on ne se parle plus du tout.
    • Les personnalitĂ©s moins constructives auront tendance Ă  se monter la tĂȘte. Faire d’un gravier une montagne. Incapables de prendre du recul, tout est grave. Et plutĂŽt que de se remettre en question, ils vont chercher dans votre comportement tous les signes susceptibles de vous diaboliser. Souvent incapables de prendre leurs responsabilitĂ©s, ils refuseront le dialogue. « Aucun problĂšme » et un jour ils vous explosent en pleine face.

 

 

Avant de partir dans la phase d’opposition, ce sont pour la plupart de vĂ©ritables anges. Nombre d’entre eux en font d’ailleurs des caisses. Quand ça part vraiment trop en miĂšvrerie, demandez-vous de quelle façon la personne rĂ©tablit l’Ă©quilibre. Sans opposition sĂ©rieuse, on ne peut qu’apprĂ©cier leurs Ă©lans immodĂ©rĂ©s de gentillesse trop pipou. Mais il y a des signes qui ne trompent pas :

  • Propension Ă  salir les autres sans discernement
    • Le trait le plus visible est sans nul doute l’absence de discernement. Incapables de vivre en harmonie, ils ne peuvent pas ignorer ce qui ne leur convient pas, ils vont au contraire chercher Ă  le salir. D’abord par de petites blagues, puis par des rumeurs, et enfin cela peut finir en obsession. Ils vont chercher la moindre petite chose pour descendre une personne (et ils sont trĂšs forts Ă  ça). Aucun mĂ©rite tout de mĂȘme : Personne n’Ă©tant parfait, ce petit jeu est Ă  la portĂ©e de tous. Pour eux, tout est grave. Ils n’ont pas de discernement : Un petit mensonge est forcĂ©ment un signe de manipulation au dernier degrĂ©. Un agacement trahit fatalement un « dangereux colĂ©rique ». Une maladresse ? Pour eux c’Ă©tait forcĂ©ment calculĂ©. Enfin, vous voyez le tableau. Notez au passage l’emploi systĂ©matiques de termes extrĂȘmes : Toxiques, cancer, pervers narcissique, etc… Les accusations sont faciles et ne connaissent aucune limite.
    • Cela amplifie violemment le biais de confirmation : Ils vont traquer et lister tous les aspects vaguement nĂ©gatifs d’une personne ou tous les minces indices qui vont dans le sens de leur thĂ©orie pour confirmer leur jugement. Et cela donne au final des conclusions folles, hors-sol, basĂ©es sur des conjectures sans preuves. Un exemple : Telle personne est une ordure toxique capitaliste car il a refusĂ© de laisser un pourboire au cafĂ© et ne m’a pas prĂȘtĂ© 2€ pour le bus, ce qui veut dire qu’il voulait garder ses sous probablement pour se payer de la drogue parce qu’il a souvent les yeux rouges, donc il soutient les rĂ©seaux mafieux, donc c’est un criminel. Vous trouverez le raisonnement exagĂ©rĂ© ? Bien. Parce que sur les rĂ©seaux et dans les opĂ©rations de Cancel, ce genre de logique suffit pourtant largement Ă  dĂ©clencher la haine sur n’importe qui.
    • On arrive donc rĂ©guliĂšrement Ă  des hugbox couplĂ©es Ă  de la diabolisation : En groupe d’intĂ©rĂȘts similaires, des gens un peu paumĂ©s se persuadent d’ĂȘtre parfaits et les autres diaboliques. Avec tous les biais qui vont avec, notamment le fameux « Si tu n’es pas avec moi tu es contre moi » ! Les plus talentueux (ou lĂąches, c’est selon) se cachent derriĂšre des valeurs de tolĂ©rance, mais ces groupes sont en fait la dĂ©finition mĂȘme de l’intolĂ©rance. Dans un tel groupe, les membres n’hĂ©siteront pas Ă  trahir mĂȘme des amis, pour pouvoir rester dans les bonnes grĂąces du groupe et ne pas s’y opposer. Impossible donc d’ĂȘtre authentique avec de telles mentalitĂ©s qui ne laisseront rien passer.
    • En parlant d’intolĂ©rance, ces mentalitĂ©s particuliĂšres fonctionnent sur des stĂ©rĂ©otypes dignes collĂ©giens (et pour cause, il y en a beaucoup dans le public). Par exemple, « dark » = « adulte », « connu » = « riche », « droite » = « mĂ©chant »… Ça ne vole pas haut. Et sans aucune forme de discernement. DĂšs le dĂ©but du collectif, des gens bizarres faisaient le calcul « fondateur = patron = grand patron = riche = exploiteur », et m’ont accusĂ© de tout, juste dans le doute : « Ouais Cyrix il dĂ©tourne de la tune lol« , « tous les patrons sont des pervers narcissiques manipulateurs« , etc… Tout cela est Ă  mettre en parallĂšle du dĂ©veloppement d’une espĂšce de « syndrome du justicier« , oĂč on veut tellement ĂȘtre un parangon de justice qu’on en vient Ă  s’inventer des ennemis, quitte Ă  forcer pour qu’ils rentrent dans les petites cases de nos causes Ă  dĂ©fendre.
    • Cette personne s’oppose Ă  moi -> Mes amis me soutiennent donc j’ai forcĂ©ment raison car on est plusieurs Ă  penser la mĂȘme chose -> Cette personne est donc logiquement diabolique sur tous les aspects -> Il faut dĂ©truire cette personne
  • Le refus du dialogue et l’incapacitĂ© Ă  se remettre en question

    • Souvent sous le prĂ©texte de la timiditĂ©. Or timide ne signifie pas « gentil qui a du mal Ă  s’exprimer » (trĂšs naĂŻf j’ai mis beaucoup de temps Ă  intĂ©grer cela). Ils se cacheront rapidement derriĂšre diffĂ©rents prĂ©textes : TimiditĂ©, dĂ©pression, minoritĂ©… Or, de mĂȘme qu’ĂȘtre en dĂ©pression n’est pas ĂȘtre au-dessus de toute malice, appartenir Ă  une minoritĂ© ne signifie pas que tous les actes de la personne sont nĂ©cessairement Ă  soutenir… Vous pouvez essayer de dialoguer avec eux, mais une bonne partie fuira le dialogue. Ils prĂ©fĂ©reront vous descendre publiquement ou devant leurs amis, c’est-Ă -dire dans un cadre oĂč ils sont sĂ»rs de ne pas ĂȘtre seuls pour assumer leurs actes. A force de traĂźner sur Internet, avec des gens comme ça, j’avais mĂȘme fini par dĂ©velopper ce sentiment de non-dit, cette apprĂ©hension permanente qui rend parano, que d’autres nous en veulent sans vouloir le dire… À raison.
    • Et si l’on parvient Ă  dialoguer, Ă  pousser ces gens Ă  affronter leur logique, Ă  les mettre en face de leurs incohĂ©rences, au bout d’un moment, ils s’effondrent. Ils peuvent mĂȘme se remettre briĂšvement en question ! Mais laissez-les quelques heures et ils reviendront invariablement vers leur jugement initial, comme si toute la discussion et la remise en question n’avaient jamais eues lieu. L’esprit tourmentĂ©, en roue libre, les auront en quelques jours voire quelques heures persuadĂ©s qu’en fait ils ont totalement raison. Et se  persuaderont d’Ă©viter tout dialogue Ă  l’avenir pour se prĂ©munir d’une future sensation de faiblesse. J’ai perdu beaucoup de temps avant de rĂ©aliser que donner une quelconque affection Ă  de telles personnalitĂ©s, inaptes Ă  l’apprĂ©cier, et ne se concentrant que sur le nĂ©gatif, Ă©tait peine perdue. Et se sentent alors si faibles qu’ils se persuadent d’Ă©viter tout dialogue pour se prĂ©munir d’une future sensation de faiblesse.
    • Plus traĂźtre, on peut souvent voir des personnalitĂ©s nocives dĂ©noncer tout ce que je suis en train d’expliquer đŸ€Ą… En visant uniquement les gens qui s’opposent Ă  eux. Ils sont capables de dĂ©noncer un problĂšme et un mode de pensĂ©e dont ils sont les principaux instigateurs et acteurs. Un autre petit trait de caractĂšre fait qu’ils sont plus sensibles aux critiques mĂȘmes infimes qu’aux compliments et encouragements. Il y a eu de nombreux moments oĂč je faisais des compliments Ă  des gens qui donnaient l’impression de ne mĂȘme pas les avoir entendus, mais pouvaient parler pendant des semaines d’une petite remarque insignifiante… « T’as dit que j’avais beaucoup de talent et que j’Ă©tais vraiment quelqu’un de bien, mais tu as critiquĂ© ma coiffure quand je t’ai demandĂ© ce que tu en pensais, ordure !! »
  • La mauvaise gestion des Ă©motions
    • Ces profils de personnes ont en commun une gestion… CompliquĂ©e de leurs Ă©motions. Ce qui n’est pas un mal en soi ! C’est l’ensemble qui constitue le problĂšme.
    • Par exemple, on peut avoir un type qui va se mettre Ă  pleurer littĂ©ralement face camĂ©ra pour la mort d’un acteur qu’il n’a jamais vu et ne verra jamais… Et rester de marbre quand un ami de plusieurs annĂ©es est poussĂ© au suicide (vĂ©ridique).
    • Autre exemple : Un soir une fille qui vit Ă  la campagne heurte un cerf. Le pauvre animal, blessĂ©, peut-ĂȘtre mourant, la bouleverse. Elle sort de sa voiture, tente d’appeler les secours : aucun rĂ©seau. DĂ©pitĂ©e, elle rentre alors chez elle le plus vite possible et… Va dormir tranquillement. Le lendemain elle nous raconte l’histoire, en pleurant de tout son ĂȘtre Ă  chaudes larmes et tout ! Je rĂ©agis « Mais pourquoi tu n’as pas appelĂ© quelqu’un dĂšs que tu es rentrĂ©e ? Ou au pire ce n’Ă©tait qu’hier soir, tu peux toujours y retourner, peut-ĂȘtre la bĂȘte est-elle encore en vie » ? La rĂ©ponse ? « Oh nan pas la foi laisse tomber c’est bon ». Je vous jure que ça s’est passĂ© exactement comme ça, je n’invente vraiment rien. Moi-mĂȘme en l’Ă©crivant je me demande encore ce que cette personne avait dans la tĂȘte… Si ça te touche Ă  ce point, fais quelque chose, enfin ! …Puis j’ai fini par rĂ©aliser qu’elle n’avait pas pleurĂ© pour l’animal, mais pour elle-mĂȘme. Pour l’Ă©motion que ça lui avait faite. Pauvre d’elle va…
    • On peut aussi avoir des gens qui se mettent Ă  vouer une haine incroyable pour une dispute sur un forum de discussion. Ou avoir les larmes aux yeux parce qu’on ne leur a pas tenu la porte. Ça peut aller trĂšs vite, mais surtout trĂšs loin. Encore une fois, les formes d’hypersensibilitĂ©s ne sont pas un problĂšme en soi, c’est combinĂ©es avec le reste qu’elles constituent un catalyseur nĂ©faste.

Pour en avoir frĂ©quentĂ© beaucoup de trĂšs prĂšs, ces personnalitĂ©s ne vous feront que du mal. Comme ils peuvent vous lĂącher et vous haĂŻr du jour au lendemain, n’imaginez pas construire quoi que ce soit de rĂ©ellement durable avec. N’essayez pas non plus de les aider : on ne peut aider que des gens qui veulent l’ĂȘtre. Au fond, ils sont tristes et se sentent seuls. Ils ont une forme de sensibilitĂ©, une peur qui les oblige Ă  agir comme ils le font : Peur d’ĂȘtre blessĂ©, peur d’ĂȘtre trahi… Et ainsi ils rejettent par mesure prĂ©ventive, et utilisent la haine comme bouclier. C’est le nƓud de tout : Nous rencontrons tous notre lot de blessures, de cicatrices. Ce qui diffĂ©rencie les bons des mauvais, c’est la fragilitĂ© des seconds et leur propension Ă  se rĂ©fugier dans la haine. C’est aussi un aveu de faiblesse. J’ai vu des gens profondĂ©ment mauvais, haineux, mafaisants… N’ĂȘtre au final derriĂšre tout ça que des misĂ©rables effrayĂ©s et incapables de se gĂ©rer. J’ai vu des gens avoir des crises de violence pure… Et se mettre Ă  pleurer aprĂšs. Des gens avoir une peur panique de perdre le contrĂŽle, qui pensent avant tout Ă  eux. Ils sont toujours victimes, toujours la faute des autres, ou au contraire juste aprĂšs avoir commis telle ou telle atrocitĂ©, s’auto-flagellent pour attirer l’affection. Au fond ils ont surtout peur des autres, quitte Ă  s’inventer des ennemis. Est-ce que ça excuse tous leurs actes ? Non, cela peut Ă©ventuellement les expliquer, et c’est totalement diffĂ©rent.

On peut ĂȘtre touchĂ© par leur sort, avoir de l’empathie pour leur condition, c’est d’ailleurs la porte d’entrĂ©e Ă©motionnelle que beaucoup utilisent pour Ă©tablir une relation (vous ai-je dĂ©jĂ  parlĂ© du « petit oiseau tombĂ© de son nid » ?). Mais ce serait une erreur. Ne croyez pas une seconde que vous pourrez aider les cas les plus avancĂ©s. Il leur faut un suivi psychologique sĂ©rieux, et il vous faut les Ă©viter. C’est Ă  eux de s’adapter aux codes sociaux et non le contraire, quelle que soit votre volontĂ© de bien faire. Rien de ce que vous ferez ne sera jamais assez fort pour s’inscrire dans leur mĂ©moire; si le vent tourne ils vous haĂŻront, ils ont ça en eux. J’en ai payĂ© le prix fort, de nombreuses fois.

La rĂšgle d’or : La meilleure façon de lutter contre une personnalitĂ© nocive c’est de ne pas la frĂ©quenter ni attirer son attention.

Si vous avez beaucoup d’amis en ligne, relisez attentivement ce texte et surtout faites bien preuve de discernement, ne minimisez ni n’exagĂ©rez votre analyse. J’en ai dĂ©jĂ  parlĂ© prĂ©cĂ©demment, certains types de profils se retrouvent un peu plus souvent en ligne. Si vous avez des gens autour de vous qui sont dans ces mentalitĂ©s, je ne saurais trop vous conseiller de faire bien attention, voire de prendre une distance polie. Entendons-nous bien : Je ne parle pas de tous les gens sur Internet, lĂ  il est question des pires. Mais des profils comme ça, il en traĂźne tout de mĂȘme beaucoup, vraiment.

Quant aux youtubeurs, il est difficile de cerner correctement des gens Ă  partir de leur image publique, alors faites bien attention Ă  ne pas tomber dans l’Ă©motionnel. N’oubliez pas que pour une partie d’entre eux, leur travail consiste Ă  vous dire ce que vous voulez entendre Ă  longueur de temps.

 

 

Illustrations

A prĂ©sent, dĂ©tendons un peu l’atmosphĂšre avec quelques anecdotes ! Voyons quelques exemples concrets de la maniĂšre dont les gens peuvent se monter la tĂȘte jusqu’au ridicule…

L’entrĂ©e : Il y a longtemps, je dirigeais un collectif de vidĂ©astes qui devait se rendre Ă  une convention qui offrait le repas aux invitĂ©s le premier soir. La structure associative qui gĂ©rait la convention ayant Ă©tĂ© dĂ©bordĂ©e, les repas avaient Ă©tĂ© livrĂ©s avec grand retard. Heureusement mon Ă©quipe s’Ă©tait par hasard trouvĂ©e dans les premiers Ă  recevoir des pizzas. Bonne nouvelle ? Pas pour tout le monde ! Il n’en fallut pas plus pour voir fleurir des accusations selon lesquelles j’aurais « corrompu » le staff pour qu’on ait le repas et pas les autres, bien sĂ»r ! Oui, sĂ©rieusement. Corrompu avec quoi ? MystĂšre… Ils m’en ont voulu, j’avais Ă©tĂ© insultĂ© en vidĂ©o Ă  l’Ă©poque… Il faut dire que pendant des annĂ©es un certain nombre de personnes se sont imaginĂ©es qu’en Ă©tant Ă  plus d’une dizaine sur une seule chaine cela pouvait gĂ©nĂ©rer d’immenses revenus Ă  l’unitĂ©… Je vous l’ai dit : La logique a peu de prise face aux soupçons les plus tarabiscotĂ©s.

Le plat de rĂ©sistance : Il y a une autre histoire selon laquelle j’aurais un ressentiment envers tel youbeur parce qu’il me devrait une pizza… La vĂ©ritable histoire est d’une banalitĂ© confondante : J’avais invitĂ© au restaurant ledit vidĂ©aste, nous avions discutĂ©, rigolĂ©, parlĂ© affaires, et en partant il m’a dit « je te payerai la prochaine ». Aussi, pour la blague, lorsqu’on me demandait si je connaissais le youtubeur en question, je rĂ©pondais avec humour « ah bah bien sĂ»r que je le connais, il me doit une pizza đŸ˜›Â Â» (C’est une blague bien sĂ»r. Je ne considĂšre pas rĂ©ellement que le gars me doit quoi que ce soit, dois-je encore le prĂ©ciser). Ce que de grands esprits ont crĂ» bon de prendre au premier degrĂ©. Oui, j’en conviens, c’est une non-histoire d’un intĂ©rĂȘt inexistant, mais qui a suffit Ă  amuser internet un moment. À la limite, devrait-on proposer Ă  ceux qui m’accusaient de corrompre des conventions pour des pizzas de s’arranger avec ce youtubeur qui m’en « devrait » une directement…? On les met en relation et ils s’arrangent, qu’en dites-vous ?

La sauce piquante : Plus tard, j’ai appris qu’une fille faisait croire que je l’aurais violĂ©e (oui, carrĂ©ment), et se rendait sur Twitter et Discord pour partager son terrible rĂ©cit. Ce qui le rendait rĂ©aliste c’Ă©taient parait-il les nombreux dĂ©tails physiques… L’histoire commençait au moment oĂč je dĂ©fonçais la porte de chez elle. Manque de bol : Pendant toute la pĂ©riode oĂč aurait dĂ» se passer les Ă©vĂ©nements, j’Ă©tais Ă  Londres. Pas en voyage : J’y travaillais, je vivais lĂ -bas. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que quand la personne a rĂ©alisĂ© avoir mal prĂ©parĂ© son coup, l’affaire a disparu du jour au lendemain. Je prĂ©fĂšre le prendre Ă  la rigolade, mais j’estime trĂšs grave le fait de produire de telles accusations mensongĂšres. Les femmes victimes de violences ont dĂ©jĂ  suffisamment de mal Ă  se faire entendre pour qu’on ait besoin de les dĂ©crĂ©dibiliser avec ce genre de comportement, fortement puni par la loi. Rassurez-vous : En 10 ans d’Internet, je n’ai jamais connu un vidĂ©aste qui ne soit pas accusĂ© de viol au moins une fois, fut-ce au dĂ©tour d’un message privĂ© ou d’un thread Twitter Ă©phĂ©mĂšre. Le cĂŽtĂ© nettement plus dramatique Ă©tant qu’au milieu de tout ce cirque sĂ©vissent d’authentiques agresseurs, masquĂ©s par ce brouillard de calomnies. Je ne peux qu’envoyer tout mon soutien aux victimes rĂ©elles – Que ce soient les gens accusĂ©s Ă  tort ou les victimes de viols.

Le dessert : C’Ă©tait un soir en convention. Un youtuber que je connaissais dĂ©cide d’emmener 2 filles dans un bar jusqu’Ă  minuit, tranquille. LĂ , l’une d’elle m’appelle et j’apprends qu’il est reparti tranquillement chez lui de son cĂŽtĂ©, les laissant lĂ , seules en pleine nuit, sans bus pour rentrer Ă  cette heure…
…Je vous laisse deviner qui est la bonne poire qui s’est donc relevĂ© immĂ©diatement pour aller les chercher en voiture et les dĂ©poser chez elles, et a pu se coucher Ă  1h du matin (debout Ă  7h le lendemain)… Mais pas de souci, je ne pouvais pas les laisser lĂ  Ă  moitiĂ© cosplayĂ©es, en pleine banlieue, et dormir tranquille.
Morale de l’histoire? Aucune ! Un an plus tard elles ont manipulĂ© le youtuber pour me faire passer pour sexiste, et l’ont soutenu par stratĂ©gie politique. Le milieu Youtube peut ĂȘtre incroyablement opportuniste. ParaĂźtre n’est pas ĂȘtre. Et surtout, mĂ©fions-nous des chevaliers blancs qui se posent en parangons de vertu, ce qu’on nous vend en vidĂ©o n’est souvent que stratĂ©gie commerciale… Bien rodĂ©e…

Ainsi, l’un des principaux soucis lorsque l’on se lance dans la carriĂšre de Youtubeur, c’est que les profils malsains risquent de nous entourer trĂšs trĂšs rapidement, et pour cause : AttirĂ©s par un besoin irrĂ©pressible de reconnaissance, ils vont coller tout ce qui fait de la lumiĂšre, et pourquoi pas essayer de devenir eux-mĂȘmes vidĂ©astes. Certains y arrivent, lĂ  il s’agira clairement des pires youtubeurs du rĂ©seau.

Moi aussi j’ai pensĂ© pendant des annĂ©es que le milieu ne pouvait pas ĂȘtre aussi mĂ©diocre, que le problĂšme venait forcement de moi, c’est d ailleurs ce qui m’a poussĂ© Ă  rester aussi longtemps. On fait tous des erreurs, on peut se disputer, ne pas s’entendre, etc… Mais le milieu va infiniment plus loin que ça. Aujourd’hui le fait de coucher tout ça sur papier me fait rĂ©aliser Ă  quel point ce milieu a un problĂšme. Au bout d’un moment on ne peut plus se voiler la face mĂȘme avec la meilleure volontĂ© du monde. En m’Ă©loignant j’ai retrouvĂ© des amis d’enfance, me suis rapprochĂ© de ma famille etc… Et de ce monde de faux-semblants, rien ne me manque. Pas un seul instant. Je n’ai, de toute ma vie, jamais eu la moindre accusation, le moindre problĂšme qui soit Ă  la hauteur de ce que j’ai pu subir ou voir dans le Youtube Game. Si vous ne connaissez pas ce milieu, il faut que vous sachiez ce qu’il en est.

Quand j’ai racontĂ© tout ça Ă  la personne qui partage ma vie depuis quelques annĂ©es, elle ne m’a naturellement pas crĂ». Et puis elle a vu les messages, les conversations, les tweets, les accusations… Quand on m’a calomniĂ© publiquement en Mai 2019, elle a Ă©tĂ© lĂ . Toujours. Sans faille. Elle ne s’est pas laissĂ©e avoir, pas une seule seconde. Elle m’a soutenu chaque heure qui passe depuis, et je suis honorĂ© d’attirer ainsi les faveurs d’une personne aussi bienveillante. Je tenais Ă  travers ces quelques lignes la remercier en particulier. Croyez-moi, une seule hirondelle peut faire le printemps.

MalgrĂ© tout ce qui s’est passĂ©, j’insiste sur le fait qu’on ne doit pas se laisser gagner par la haine. On ne doit pas laisser quelques mauvaises herbes gĂącher la vue splendide qu’on peut avoir sur le jardin de la vie. Continuer Ă  tendre la main, encore et toujours. Ce qui doit Ă©voluer, c’est le choix des personnes Ă  qui on la tend. Et les mentalitĂ©s de quelques-uns ne reprĂ©sentent heureusement pas la nature humaine dans son ensemble. Ne laissons pas la mĂ©diocritĂ© des pires nous atteindre, apprenons Ă  identifier les cas Ă  problĂšmes, et passons Ă  autre chose.

 

Vous pouvez apporter vos propres témoignages en commentaire; une seule rÚgle : anonymisez tout, soyez dignes, nous sommes là pour partager des expériences et non salir des gens.

Les faits prĂ©sentĂ©s ici sont bien rĂ©els. Mais pour respecter l’anonymat, les lieux, dates, et caractĂ©ristiques des personnes ont Ă©tĂ© changĂ©s.

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(1) Commentaire

  1. Anonyme

    Avec tous les points auxquels je m’identifie, je me demande pourquoi je ne suis pas un youtubeur cĂ©lĂšbre. X)

    J’essaie d’apporter un maximum de positif pour, je l’avoue, me faire bien voir par les autres et par moi-mĂȘme. Mais au final, j’ai quand-mĂȘme la volontĂ© d’ĂȘtre la meilleure personne possible. Aussi, j’en suis venu Ă  crĂ©er une hugbox (sans connaĂźtre le cĂŽtĂ© nĂ©gatif) parce que je m’Ă©tais rendu compte que me faire vanner Ă  longueur de journĂ©e Ă©tait vraiment trĂšs nocif pour moi. Il m’arrive parfois de douter de mes amis proches, de me demander s’ils ne sont pas toxiques parce qu’une fois, ils se sont Ă©nervĂ©s contre moi (j’essaie un maximum de rationnaliser et de me dire que c’est normal d’ĂȘtre parfois en colĂšre envers quelqu’un qui fait une connerie et que c’est juste moi qui suis trop sensible) mais c’est Ă  cause d’un traumatisme de quelqu’un sur Internet qui m’a harcelĂ© pendant un bon moment (son ressenti sur la situation Ă©tait trĂšs diffĂ©rent, il disait que j’Ă©tais un manipulateur et que c’Ă©tait moi qui Ă©tais toxique envers lui). Au final, je ne peux pas affirmer que je ne suis pas toxique mais ce que je peux vous assurer, c’est que j’essaie vraiment un maximum d’ĂȘtre quelqu’un de bien.

    VoilĂ , j’espĂšre que ce tĂ©moignage peut vous aider Ă  comprendre ce qu’il se passe dans la tĂȘte de ce genre de profil. ^^ »

    Et si jamais vous ressentez de l’empathie pour moi et que vous vous dĂźtes que je n’ai pas l’air d’ĂȘtre quelqu’un de si mauvais, rappelez-vous que je n’ai dit que ce que j’avais envie de dire. Je n’ai pas parlĂ© des conneries que j’ai faites (principalement par honte) et je fais trĂšs clairement encore des erreurs, mĂȘme si j’essaie de les Ă©viter. Et puis gardez en tĂȘte que ce commentaire a trĂšs certainement pour but de me justifier voire d’attirer votre attention pour que j’arrive Ă  garder l’esprit tranquille malgrĂ© ce blog qui m’a mis face Ă  mes dĂ©fauts.

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